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Les crédits aux particuliers
Que-savez-vous sur la banque ? Découvrez-le en répondant aux questions ci-dessous. En cas de doute, cliquez-sur une question pour en afficher la réponse.

- Qu'est-ce que le cautionnement mutuel ?
- Qu'est-ce que le privilège du prêteur de deniers ?
- Qu'est-ce que l'hypothèque ?
- Qu'est-ce que le nantissement ?
- Que se passe-t-il lorsque l'on se porte caution ?
- Un banquier peut-il prêter à n'importe quel taux ?
- Que peut faire un particulier qui ne peut plus faire face à ses échéances de crédit ?
- Peut-on être fiché à la Banque de France en cas de retard de paiement dans ses crédits ?
- Quelles sont les conditions de mise en place d'un crédit immobilier ?
- Quelles sont les conditions de mise en place d'un crédit à la consommation?
- Qu'appelle-t-on crédit relais ?
- Le titulaire d'un compte ou d'un plan épargne-logement peut-il céder ses droits au prêt ?
- Conditions d'octroi des prêts épargne-logement ?
- Caractéristiques des prêts à taux zéro ?
- Quelles sont les conditions les plus courantes d'octroi des crédits immobiliers ?
- Que peut financer un crédit immobilier ?
- Qu'est-ce que la location avec option d'achat ?
- Caractéristiques des crédits à la consommation ?
- Comment fonctionne un prêt personnel permanent ?
- Comment fonctionne un prêt personnel amortissable ?
- Quelle différence y-a-t-il entre la facilité de caisse et le découvert ?
- Quelles sont les différentes formules de crédit proposées par les banques aux particuliers ?
Il s'agit d'une garantie fournie par une société spécialisée dans le cautionnement.
En contrepartie d'une rémunération variant entre 1 et 1,5 % du montant du prêt, la société de cautionnement mutuel s'engage à se substituer au débiteur en cas de défaillance de ce dernier.
Le prêt cautionné est rapide à mettre en place et assure par la suite une meilleure protection de l'emprunteur.
Si elle est amenée à payer, la caution aura la possibilité de se retourner contre l'emprunteur.
Loes de la mise en place du prêt, l'emprunteur doit verser à la société de cautionnement une contribution proportionnelle au montant de son prêt, composée d'une contribution à un fond mutuel de garantie (qui pourra lui être en partie reversée à la fin de son crédit si il n'y a eu aucun incident) ainsi que d'une commission qui est définitivement acquise par l'organisme de cautionnement.
Utilisée fréquemment en cas de prêt immobilier pour l'achat d'un bien existant, cette garantie a les mêmes conséquences que l'hypothèque, mais elle coûte moins cher.
L'hypothèque est l'acte par lequel le débiteur accorde au créancier un droit sur un immeuble sans dessaisissement et avec publicité.
En cas de non-paiement, le créancier peut procéder à la vente forcée de l'immeuble saisi, aux enchères publiques.
Une hypothèque reste inscrite pendant 1 an après la dernière échéance de crédit.
Le nantissement, appelé aussi gage, est l'acte par lequel le débiteur remet au créancier un bien meuble incorporel (compte à terme, contrat d'assurance-vie) en garantie de sa créance.
En cas d'impayé, le créancier peut demander l'attribution du produit des capitaux donnés en garantie.
Le cautionnement est l'engagement pris par un tiers, appelé caution, de s'exécuter en cas de défaillance du débiteur.
On distingue le cautionnement simple et le cautionnement solidaire.
Cautionnement simple
Le créancier ne peut mettre en jeu le cautionnement qu'après avoir épuisé tous ses recours auprès du débiteur principal.
Au cas où il y a plusieurs cautions, chacune n'est engagée que pour sa part.
Le cautionnement simple est très rare.
Cautionnement solidaire
La caution peut être appelée à payer dès que le débiteur principal manque à ses engagements.
Lorsque plusieurs personnes sont cautions solidaires, elles garantissent ensemble le créancier et chacune est engagée pour le tout.
Un banquier ne peut accorder un crédit à un taux supérieur à celui de l'usure.
Un prêt est considéré comme usuraire s'il est consenti à un taux effectif global qui excède de plus du tiers le taux effectif moyen pratiqué au cours du trimestre précédent par les établissements de crédit pour des opérations de même nature comportant des risques analogues.
Il peut saisir une commission départementale spécialisée : la commission de surendettement.
Cette commission, qui siège à la Banque de France (1 par département), s'efforcera de concilier la personne surendettée et ses créanciers, en vue de l'élaboration d'un plan de règlement des dettes.
Ce plan pourra comporter des mesures de report ou de rééchelonnement du paiement de la dette, de réduction ou de suppression des intérêts dus, etc. Il pourra aussi interdire à l'intéressé de passer certains actes, ou au contraire lui demander d'en accomplir d'autres (vente d'un bien, par exemple).
En tout état de cause, l'accord des deux parties (débiteur et créanciers) est requis lors de cette phase amiable.
En cas de désaccord, l'emprunteur pourra saisir le juge de l'exécution qui pourra imposer des mesures aux parties concernées.
Au bout de 2 échéances mensuelles consécutives intégralement impayées, l'établissement prêteur est tenu d'inscrire l'emprunteur sur le fichier des incidents de crédits aux particuliers (FICP) tenu par la Banque de France, après mise en demeure de régulariser dans le délai d'un mois.
Si les impayés ne sont pas régularisés, l'emprunteur figure dans le fichier durant 5 ans.
Dès que les impayés sont régularisés, l'établissement prêteur est tenu de demander la radiation de l'inscription.
L'établissement de crédit doit remettre à l'emprunteur une offre préalable écrite de crédit sur laquelle seront mentionnées toutes les conditions d'octroi, de mise en place, de remboursement et de pénalités ; la validité de l'offre doit être d'au moins 30 jours et elle doit être adressée par la Poste.
L'emprunteur ne peut acepter l'offre avant le 11ème jour qui suit sa réception.
Après acceptation, l'offre reste valable au moins 4 mois.
Si le prêt est annexé à un contrat de vente et qu'il est refusé, la vente est annulée.
En cas de retard de paiement, le prêteur peut percevoir des intérêts de retard en majorant le taux des échéances impayées de 3 %.
En cas d'échéances impayées, le prêteur peut exiger le remboursement anticipé du prêt auquel peut s'ajouter une pénalité maximum de 7 % .
En cas de remboursement anticipé, le prêteur peut percevoir une indemnité égale à un semestre d'intérêts sur la montant remboursé par anticipation avec un maximum de 3 % du capital restant dû.
Ces dispositions sont applicables à tous les crédits immobiliers.
L'établissement de crédit doit remettre à l'emprunteur une offre préalable écrite de crédit sur laquelle seront mentionnées toutes les conditions d'octroi, de mise en place, de remboursement et de pénalités ; la validité de l'offre doit être d'au moins 15 jours.
L'emprunteur dispose d'un délai de rétractation après acceptation du crédit ; ce délai est de 7 jours mais peut être réduit, à sa demande, à 3 jours.
Si le prêt est annexé à un contrat de vente et qu'il est refusé, la vente est annulée.
En cas de retard de paiement, le prêteur peut percevoir en sus des intérêts de retard des pénalités dont le montant ne peut dépasser 8 % des échéances impayées.
En cas d'échéances impayées, le prêteur peut exiger le remboursement anticipé du prêt auquel peut s'ajouter une pénalité maximum de 8 % .
Le prêteur ne peut en aucun cas prendre des pénalités en cas de remboursement anticipé.
Ces dispositions sont applicables à tous les crédits aux particuliers sauf les prêts de durée égale ou inférieure à trois mois, les prêts de plus de 21 500 € et les prêts pour opérations immobilières.
Un crédit relais est un prêt accordé dans l'attente de la vente d'un bien immobilier afin de permettre l'achat d'un nouveau bien sans attendre le produit de la vente de celui qui n'est pas encore vendu.
Ces crédits sont accordés pour une durée de deux ans maximum et pour une quotité de l'ordre de 70 % de la valeur du bien à vendre avec une garantie prise sur le bien à acquérir.
Cette forme de crédit est très dangereuse, car si le bien tarde à être revendu, le coût en devient très prohibitif étant donné que ces crédits sont souvent accordés à des taux élevés.
Pour le plan épargne-logement comme pour le compte épargne-logement, les possibilités d'obtention d'un prêt sont cessibles à certains membres de la famille du titulaire (conjoint, ascendant, descendants, collatéraux jusqu'au troisième degré) s'ils sont eux-mêmes titulaires d'un CEL ou d'un PEL.
Plusieurs membres d'une même famille peuvent être titulaires d'un compte ou d'un plan épargne-logement et se grouper en vue d'utiliser les droits acquis.
Seuls peuvent bénéficier de la cession de droits à prêt issus d'un compte d'épargne-logement les titulaires de droits à prêt d'un compte d'épargne-logement et les titulaires de droits à prêt d'un plan d'épargne-logement.
Seuls peuvent bénéficier de la cession de droits à prêt issus d'un plan d'épargne-logement les titulaires d'un plan d'épargne-logement ouvert depuis au moins trois ans.
Les prêts épargne-logement peuvent être accordés au titre d'un compte épargne-logement ou d'un plan épargne-logement.
Compte épargne-logement
Conditions d'obtention : pour obtenir un prêt, le titulaire du CEL doit épargner au moins 18 mois et obtenir un minimum d'intérêts.
Montant du prêt : fonction des intérêts acquis pendant la période d'épargne ; le maximum du prêt est de 23 000 €.
Objet du prêt : résidence principale de l'emprunteur ou d'un locataire et dans certaines conditions la résidence secondaire : logement neuf ou travaux importants dans l'ancien.
Taux du prêt (varie en fonction du taux de l'épargne) : au 1er février 2009 : 2,75 % + assurance.
Durée : 2 à 15 ans.
Plan épargne-logement
Conditions d'obtention : le plan doit avoir duré au moins 3 ans.
Montant du prêt : fonction des intérêts acquis pendant la période d'épargne ; le maximum du prêt est de 92 000 euros.
Objet du prêt : acquisition en neuf d'une résidence principale ou secondaire de l'emprunteur ou d'un locataire ou travaux d'amélioration, de réparation ou d'extension dans une résidence principale ou secondaire.
Taux du prêt : pour les plans ouverts depuis le 1er août 2003 : 4,20 % + assurance.
Durée : 2 à 15 ans.
Les prêts à taux zéro qui ont remplacé les prêts d'accession à la propriété (PAP), sont accordés selon des conditions tenant à l'opération financée, au coût de l'opération, au montant du prêt, aux ressources de l'emprunteur ; il sont remboursés selon des modalités particulières.
Ces prêts sont réservés à l'acquisition de la première résidence principale (sauf exceptions).
L'emprunteur
Il doit être primo-accédant (ou ne pas avoir été propriétaire depuis 2 ans)
L'opération financée
Acquisition d'une résidence principale neuve ou ancienne rénovée
Le coût de l'opération
L'opération projetée ne doit pas dépasser un certain prix qui varie selon la composition du ménage et le lieu de l'opération.
Le montant du prêt
Le prêt à taux zéro ne peut financer plus de 20 % de l'opération (30 % pour 2009) ; il est limité à la moitié du total des autres prêts souscrits pour l'opération (hors prêts relais).
Les ressources de l'emprunteur
Les prêts à taux zéro ne peuvent être accordés qu'aux personnes dont le montant des ressources ne dépassent pas un certain plafond qui varie selon la composition du ménage et le lieu de l'opération.
Les modalités de remboursement
Le prêt à taux zéro est remboursé plus ou moins rapidement, en fonction des ressources du ménage.
Le montant accordé ne peut généralement pas dépasser 80 % de l'investissement.
La durée est le plus souvent comprise entre 2 et 35 ans.
Les remboursements se font par mensualités le plus souvent constantes.
Il peut y avoir parfois un différé ou une franchise.
Il y a différé d'amortissement lorsque les premières mensualités correspondant à la période de différé ne comprennent que les intérêts, sans amortissement du capital.
Il y a franchise lorsque tout ou partie des intérêts ne sont pas payés pendant la période concernée, l'emprunteur ne remboursant alors ni le capital ni tout ou partie des intérêts. On parle de franchise totale s'il ne rembourse rien et de franchise partielle s'il ne paye qu'une partie des intérêts échus.
Sauf cas particuliers, la banque prend une hypothèque, un privilège du prêteur de deniers sur le bien financé ou demande l'intervention d'une société de cautionnement mutuel.
L'emprunteur est généralement tenu de souscrire une assurance décès et incapacité de travail voire une assurance chômage à son profit pour garantir le risque d'impayé en cas de décès, d'invalidité permanente, d'incapacité temporaire ou de chômage de l'emprunteur.
La garantie réelle sur le bien n'empêchera pas la banque de demander éventuellement une garantie personnelle (caution par exemple).
Les crédits immobiliers peuvent être consentis à un propriétaire occupant ou un investisseur pour financer :
. une résidence principale ou une résidence secondaire,
. une acquisition ou des travaux,
La location avec option d'achat est une formule de financement distribuée par des sociétés financières spécialisées.
L'opération se déroule en plusieurs étapes :
Première étape : le client choisit son équipement (automobiles, matériel informatique, etc.).
Deuxième étape : l'établissement de crédit achète le bien choisi par son client.
Troisième étape : le client devient locataire du bien financé et verse un dépôt de garantie.
Quatrième étape : le locataire règle un certain nombre de loyers convenus à l'avance (de 12 à 60).
Cinquième étape : le locataire peut se porter acquéreur du bien loué en fin de contrat à un prix convenu à l'avance (la valeur résiduelle) ; ce prix est relativement faible (de l'ordre de 5 à 10 % de la valeur d'origine) et est généralement égal au dépôt de garantie.
Les crédits à la consommation permettent le règlement à tempérament de biens de consommation : appareils ménagers, ameublement, automobiles.
Ils sont distribués par des sociétés financières spécialisées et le dossier est établi lors de la conclusion du contrat de vente passé entre le vendeur et l'acheteur. Si le prêt n'est pas obtenu, le contrat de vente est résilié.
Ils sont souvent plus chers que les crédits distribués par les banques.
Appelé aussi crédit revolving, un prêt personnel permanent a pour objet de financer tout besoin de trésorerie.
L'établissement prêteur met à la disposition de l'emprunteur une certaine somme qui ne dépasse pas en principe trois mois de revenus.
Le client dispose de cette somme comme il l'entend, sans avoir à justifier de l'emploi des fonds.
Les remboursements, pour un montant minimum défini à l'avance, reconstituent le capital initialement prêté.
Un prêt personnel amortissable peut financer tout besoin de trésorerie ou d'équipement.
Dès accord, les fonds sont virés en compte.
En général, la durée est de 12 à 36 mois et le montant possible de l'ordre du quart des ressources annuelles.
Ce prêt est souvent accordé sans garantie.
Le coût varie selon les établissements et la qualité de l'emprunteur.
La facilité de caisse et le découvert sont tous les deux des crédits par lesquels la banque autorise un compte à être débiteur.
La facilité de caisse a pour objet de financer des décalages de trésorerie de courte durée (ex. fins de mois difficiles) alors que le découvert est normalement accordé dans l'attente d'une rentrée de fonds (ex. indemnités d'assurance).
Les formules de crédit proposées par les banques aux particuliers sont la facilité de caisse, le découvert, les prêts personnels et les crédits immobiliers.
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Etablissement public communal de crédit et d'aide sociale qui a notamment pour mission de combattre l'usure par l'octroi de prêts sur gages corporels dont elle a le monopole. Elle peut réaliser toutes opérations avec les établissements de crédit, recevoir des fonds des personnes physiques et des personnes morales, mettre à la disposition de ces personnes des moyens de paiement et réaliser avec elles des opérations connexes.
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