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L'assurance-vie

L'assurance-vie est une formule de placement qui connaît un succès important compte tenu de ses nombreux avantages.
Cette formule de placement est régie par la loi n° 92-665 du 16 juillet 1992.
Caractéristiques essentielles
Le contrat d'assurance-vie est un contrat entre une personne physique (le souscripteur) et une compagnie d'assurance-vie.
L'assurance-vie est à la fois un instrument d'épargne et de transmission du capital .
L'assurance vie permet tout d'abord de se constituer ou de faire fructifier un capital versé en une ou plusieurs fois sans limite de montant.
Il est possible de récupérer les capitaux placés à tout moment en effectuant un retrait partiel ou total ou de demande une avance. La sortie peut aussi se faire sous la forme d'une rente viagère .
Si l'assuré décède avant le retrait des capitaux placés, ceux-ci sont versés au(x) bénéficiaire(s) désigné(s) librement dans le contrat.
Ce contrat comporte un certain nombre d' avantages fiscaux à condition que la durée du placement soit d'au moins 8 ans.
Une fois que le contrat est signé, le souscripteur dispose d'un délai de rétractation de 30 jours pour annuler sa souscription.
L'État offre des avantages fiscaux : les revenus sont soumis aux prélèvements sociaux, mais qui peuvent être exonérés d'impôt dans certaines conditions (notamment, une durée minimum de 8 ans). Les capitaux transmis peuvent être exonérés de droits de succession (dans certaines conditions et dans certaines limites).
Les différents types de supports
L'épargnant peut choisir le type de support sur lequel ses capitaux seront placés.
Il existe deux types de supports : les contrats d'assurance-vie en euros et les contrats d'assurance vie en unités de compte .
Les contrats en euros
Dans ce type de contrat, le souscripteur ne prend aucun risque de perte en capital , et son épargne est assortie d'une rentabilité minimale (investissement dans des obligations).
Les contrats en unités de compte
Les primes versées peuvent être investies dans de nombreux supports, appelées unités de compte : actions (françaises, zone euro ou internationales), obligations (françaises, zone euro ou internationales), immobilier (pierre ou papier). Leur rendement dépend des variations des marchés choisis. Il existe des formules monosupports qui reposent sur une seule unité de compte et des formules multisupports qui reposent sur plusieurs unités de compte. Les contrats en unités de compte permettent une vraie diversification des sommes investies, mais sont plus risqués que les contrats en euros .
Les assureurs proposent des formules permettant de définir le niveau de risque souhaité.
Les frais
Il existe trois types de frais :
- les frais de dossier perçus lors de la signature du contrat,
- les frais de « chargement » qui consistent à prélever un pourcentage des capitaux placés lors de leur versement (de 0 à 5 %),
- les frais de gestion annuels (de 0,5 % à 1 %),
- les pénalités en cas de rachat prévues par certains contrats,
- les frais pour changement de support : l'arbitrage (de 0,25 à 1%) ; la plupart des contrats permettent un arbitrage gratuit par an.
La fiscalité en cas de vie
Pour les contrats souscrits depuis le 26 septembre 1997, les intérêts compris dans le retrait sont imposables ; ils sont, au choix du souscripteur :
- soumis au barème de l'impôt au barème de la tranche marginale,
- soumis au prélèvement libératoire forfaitaire (35 % en cas de retrait dans les 4 premières années, 15 % en cas de retrait entre 4 et 8 ans, et 7,5 % au-delà). Au-delà de 8 ans, il existe un abattement sur les intérêts de 9 200 € pour un couple et 4 600 € pour un célibataire.
A l'impôt viennent s'ajouter des prélèvements sociaux (12,1 % en 2009) ; ceux-ci sont perçus chaque année pour les contrats en euros et lors des retraits pour les autres contrats.
En cas de retrait sous forme d'une rente viagère, celle-ci est soumise à l'impôt sur le revenu pour une partie seulement :
- 70 % de son montant, si la rente commence à être versée avant 50 ans,
- 50 % de son montant, si la rente commence à être versée de 50 à 59 ans,
- 40 % de son montant, si la rente commence à être versée de 60 à 69 ans,
- 30 % de son montant, si la rente commence à être versée de ans à 70 ans et plus.
La rente est aussi soumise aux prélèvements sociaux.
La fiscalité en cas de décès
En cas de décès, tout dépend à quel âge l'assuré a versé les primes.
- Pour les primes versées avant 70 ans sur des contrats souscrits depuis 13 octobre 1998, les capitaux transmis (versements + intérêts) bénéficient d'un abattement de 152 500 € par bénéficiaire, puis ils sont taxés au-delà au taux de 20 %.
- Pour les primes versées après 70 ans, celles-ci sont soumises aux droits de succession, après un abattement de 30 500 € (valeur du capital placé) tous contrats confondus. Les intérêts sont exonérés.
Voir aussi
Fiches Pratiques
Placements
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- Comment placer son argent sans risque et, le plus souvent, sans impôt ?
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